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Analyses des gammares déposés sur le Guiers Vif et le Guiers Mort

Dernière mise à jour : sept. 28

- Biosurveillance de la qualité de l’eau du Guiers Mort et du Guiers Vif

- Evaluation de la contribution écotoxique relative d’un rejet industriel à Saint-Laurent-du-Pont : mise en oeuvre de bioessais in situ par encagement de gammares.

Télécharger les résultats de la campagne de mesure 2021 :


Rapport-Etude-AHG-001-01 v1
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Guillaume Jubeaux, le cofondateur de BIOMAE, nous donnes les éléments de compréhension nécessaires sur l'interprétation des analyses à l'aide des gammares encagés et immergés pendant les 7 jours dans le Guiers Vif et le Guiers Mort.


La lecture de ces éléments confirme la situation dégradée des eaux du Guiers Vif et du Guiers Mort et la nature de cette pollution.


Comme malheureusement, nous le pensions, les micros polluants sont présents en abondance et perturbent l’alimentation des gammares, que dire de celle des poissons et invertébrés présent dans nos deux rivières...


Voici les éléments :


Pour mémoire, les résultats de l’étude montrent :


- Qu’il n’y a pas d’impact de la ville de Saint Laurent du Pont (même classe de toxicité entre l’amont et l’aval)

- Que la qualité est déjà dégradée en amont de Saint Laurent du Pont

- Que la qualité est également dégradée sur le Guiers Vif


En synthèse pour mieux apprécier la nature de nos mesures et la signification de ces résultats :

- Le test que nous avons réalisé est basé sur la mesure du taux d’alimentation de gammares encagés pendant 7 jours sur la station de mesure. On place un substrat alimentaire dans la cage avec les gammares. Les gammares déchiquètent le substrat pendant l’exposition. Le substrat est récupéré à la fin de l’encagement, analysé au laboratoire pour mesurer l’activité alimentaire des gammares exposés.


- Le taux d’alimentation est un marqueur de toxicité très étudié par la communauté scientifique en écotoxicologie (article en exemple ci-joint)


- C’est une réponse sensible à une large gamme de micropolluants : métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, médicaments, …


- C’est une réponse intégratrice donc mais à l’inverse on ne peut pas dire quel micropolluant est responsable quand on voit un effet (on est sur l’évaluation de l’effet du mélange de micropolluants ou effet cocktail)


- C’est aussi une réponse très précoce de l’effet des micropolluants. Quand les gammares sont exposés à des micropolluants, ils arrêtent de déchiqueter le substrat alimentaire.


- En termes d’interprétation, nous avons fait une campagne de mesure qui montrent des effets sur une période de 7 jours. Pour autant, cela ne permet pas de dire que cela aura des effets à long terme sur les populations présentes in natura. Il faudrait imaginer qu’il y ait des effets répétés dans le temps (on peut en reparler si ce n’est pas clair)


- Les gammares ont été choisis car comme beaucoup de crustacés ils sont reconnus par la communauté scientifique comme étant sensibles aux micropolluants


- A l’inverse, les gammares sont assez résistants à la présence de matière organique, nutriments et autres marcopolluants (nitrates, phosphates, etc). On en trouve en aval de station d’épuration et les écologues diraient que ce sont des organismes résistants à la pollution. Aux macropolluants oui, aux micropolluants non.

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